Les ministres de l’Environnement des pays du complexe transfrontalier W-Arly-Pendjari (WAP) ont tenu leur troisième réunion à Ouagadougou. Reçus par le Premier ministre burkinabè, ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale pour protéger et valoriser ce patrimoine naturel partagé
La priorité : sécuriser et protéger un patrimoine naturel
Porte-parole de la délégation, le ministre nigérien de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de l’Environnement, le Colonel Maizama Abdoulaye, a rappelé que le complexe est durement éprouvé par l’insécurité. Selon lui, cette situation met en péril non seulement la biodiversité, mais aussi les perspectives économiques qu’offre cette aire protégée.
Des orientations claires du Chef du Gouvernement
Face aux défis, le Premier ministre a appelé à une mobilisation des ressources propres des États et à la prudence dans le choix des partenaires internationaux. Il a insisté sur la convergence et la solidarité entre les pays membres afin de transformer le complexe WAP en un véritable levier de développement durable au bénéfice des communautés riveraines.
Un potentiel écologique et économique à valoriser
Les ministres ont salué la vision du Gouvernement burkinabè, qui considère le complexe non seulement comme un espace écologique à protéger, mais aussi comme une opportunité de développement. L’écotourisme, la valorisation des services écosystémiques et la création d’activités génératrices de revenus figurent parmi les pistes évoquées pour redonner au complexe ses « lettres de noblesse ».
Une gouvernance régionale en construction
Au-delà des discours, la réunion de Ouagadougou a pour objectif concret d’accélérer l’opérationnalisation du secrétariat exécutif du complexe, ainsi que de ses organes de gouvernance : le Conseil des ministres, le Conseil technique et le Conseil scientifique. Ces instances visent à assurer une gestion concertée et durable de cet espace transfrontalier unique au Sahel.
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