Dans la continuité de ses actions en faveur du développement socio-économique des communautés, la mine de Houndé apporte également son soutien aux services techniques de l’État engagés dans la préservation de l’environnement. C’est dans cette dynamique que la Direction provinciale des Eaux et Forêts du Tuy a bénéficié d’une réhabilitation complète de ses infrastructures. Le projet a également permis la sécurisation des locaux ainsi que leur équipement en matériel informatique et bureautique, pour un investissement de plus de 194 millions de francs CFA financé par la mine.

Au cours de la visite, le directeur provincial des Eaux et Forêts a salué cet accompagnement qu’il considère comme un important levier de renforcement des capacités opérationnelles de son service.
« Je pense que s’il y avait un mot même plus que la satisfaction, en tout cas ce mot me conviendrait plus. Parce que dire que je suis satisfait, je suis pas satisfait. De dire que je suis satisfait. Je voudrais utiliser le mot plus puissant que la satisfaction pour exprimer en tout cas le sentiment que nous avons par rapport à ces réalisations que la mine a fait à notre profit » Commandant N Paulin Bationo Directeur provincial des Eaux et Forêts

Le commandant Bationo est revenu sur l’état de dégradation avancée dans lequel se trouvait autrefois la direction provinciale. Il a également retracé les différentes démarches entreprises ayant conduit à l’obtention de cet appui qui a profondément transformé le cadre de travail des agents.
« L’état de nos locaux n’était vraiment pas reluisant. Il n’y avait même pas de clôture, au point que des chèvres venaient régulièrement s’abriter et passer la nuit sous les auvents, surtout en saison pluvieuse. Vu de la route, rien ne permettait d’identifier le site comme un service technique de l’État. Quand j’ai pris service ici, le 19 octobre 2023, c’est cette situation qui m’a le plus marqué. J’en parlais souvent avec les agents, en leur disant que, même s’il fallait contribuer personnellement, il était nécessaire de réhabiliter ce cadre de travail pour le rendre plus digne et plus fonctionnel. Dès nos premiers échanges avec la mine, la question de la réfection des locaux a été évoquée. Après des discussions avec le département HSE, il nous a été conseillé d’introduire une demande officielle. C’est ainsi que, le 5 janvier 2024, nous avons déposé une note sollicitant non seulement la réhabilitation des bâtiments, mais aussi la construction d’un mur de clôture pour sécuriser le site. Le projet paraissait ambitieux, compte tenu de l’état de dégradation des bâtiments et de la superficie du terrain, estimée à plus de 3 hectares. Malgré nos doutes, nous avons gardé espoir. Quelques mois plus tard, lors d’une rencontre avec les responsables de la mine, nous avons reçu une excellente nouvelle : notre doléance avait été retenue et le projet intégré dans l’exercice 2025 pour sa réalisation. Ce jour-là, j’étais véritablement débordé de joie. » Commandant N Paulin Bationo Directeur provincial des Eaux et Forêts
Tout en exprimant sa satisfaction, il a formulé plusieurs recommandations afin de consolider les acquis et de poursuivre la dynamique d’amélioration continue au sein du service.
« Nous avons recommandé à la mine d’envisager des sites plus sécurisés pour les plantations, au lieu de chercher systématiquement à planter à l’intérieur de la zone minière. Certes, les espaces concernés sont dégradés et perturbés, mais lorsque la protection est assurée de manière naturelle, la nature peut progressivement reprendre ses droits, quel que soit le niveau de dégradation. Les plantations réalisées à des coûts élevés devraient donc être orientées vers des terrains mieux sécurisés. Leur gestion pourrait être confiée à des groupes organisés, notamment des producteurs ou des PAP, capables d’assurer un meilleur entretien et une meilleure protection des plantations. Nous suggérons également que les actions de compensation environnementale soient davantage orientées vers la récupération des terres dégradées, conformément aux dispositions légales. Avec l’appui financier de la mine à travers les fonds dédiés à la compensation environnementale, il serait possible d’identifier et de restaurer des zones dégradées. Cela contribuerait à sauver de nombreuses terres tout en renforçant les ressources forestières au profit des populations. Par ailleurs, la loi prévoit que lorsque la compensation dépasse un certain seuil d’arbres, les ressources doivent être réorientées vers la récupération des terres dégradées ou l’aménagement des forêts. Ces possibilités restent encore peu exploitées ici, mais elles pourraient permettre de restaurer la biodiversité dans certaines aires protégées du pays. » Commandant N Paulin Bationo Directeur provincial des Eaux et Forêts

Grâce à cette réhabilitation, les agents des Eaux et Forêts disposent désormais d’un environnement de travail moderne et mieux adapté à l’exercice de leurs missions de protection, de surveillance et de gestion durable des ressources forestières.
Cette étape de la caravane de presse a permis aux professionnels des médias de mesurer concrètement les effets de cet accompagnement et de mieux comprendre l’importance du partenariat entre le secteur minier et les structures publiques chargées de la préservation de l’environnement.