Le ministre d’État en charge de la guerre et de la Défense du Burkina Fado a effectué, au début de l’année 2026, une visite de terrain dans plusieurs localités de la région de l’Est, notamment Fada N’Gourma, Falangoutou, Ougarou, Diapaga et la province de la Kompienga, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des opérations militaires contre des groupes armés.
Selon les autorités, cette mission s’inscrit dans une volonté de maintenir un contact direct avec les forces engagées sur le terrain, tout en adressant des messages de soutien aux populations civiles affectées par la crise.
Soutien aux forces engagées et reconnaissance officielle
Au cours de cette tournée, le ministre a rencontré les unités militaires déployées dans la région. Il a salué les efforts des forces de défense et de sécurité et pris acte des avancées enregistrées dans certaines zones, tout en rappelant l’engagement de l’État à accompagner les soldats engagés dans les opérations.
Une attention particulière a également été portée aux militaires blessés. Le ministre a exprimé sa solidarité à leur endroit et rappelé la nécessité d’un suivi médical et psychologique pour les personnels affectés par les combats.
Message aux populations civiles
La visite a également été l’occasion d’échanges avec les populations locales. Les autorités ont reconnu les difficultés rencontrées par les civils dans les zones concernées et ont salué leur résilience face aux contraintes sécuritaires et humanitaires.
Le ministre a appelé les habitants à maintenir leur confiance envers les institutions de l’État, affirmant que les efforts en cours visent un retour progressif à la stabilité, condition jugée essentielle pour le développement économique et social.
Clarification sur l’orientation stratégique du ministère
Interrogé sur la récente évolution de l’intitulé de son département, désormais désigné comme Ministère de la Guerre, le ministre a expliqué que ce choix reflète, selon les autorités, la nature du contexte sécuritaire actuel.
Il a indiqué que le pays fait face à des menaces considérées comme existentielles et que cette terminologie traduit une volonté d’adapter l’organisation institutionnelle et stratégique aux réalités du terrain, dans un environnement régional et international marqué par une instabilité persistante.
Vers une intensification des opérations en 2026
Les autorités burkinabè ont par ailleurs annoncé une intensification des opérations militaires au cours de l’année 2026. Selon le ministre, l’objectif est de renforcer le contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire et de réduire durablement les capacités opérationnelles des groupes armés.
Il a souligné que la stratégie repose sur une combinaison d’actions militaires, de mobilisation nationale et de coopération interne, estimant que la réponse à la crise sécuritaire doit avant tout s’appuyer sur les ressources et les capacités nationales.