Lors de la caravane de presse organisée par la mine de Houndé du 03 au 04 juin 2026, les journalistes ont visité le parc à résidus miniers, appelé TSF, un site qui a particulièrement retenu l’attention des visiteurs.
Lors de la caravane de presse organisée par la mine de Houndé du 03 au 04 juin 2026, les journalistes ont visité le parc à résidus miniers, appelé TSF, un site qui a particulièrement retenu l’attention des visiteurs.
Cette infrastructure stratégique repose sur une base étanche en argile, renforcée par une membrane protectrice, afin de prévenir toute infiltration dans le sol. Elle joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de la mine en assurant le stockage sécurisé des résidus issus du traitement du minerai.
Sur site, le Project Manager de la mine de Houndé, Wahabo Ouédraogo, a présenté les caractéristiques techniques ainsi que le mode de gestion des TSF.

« Le TSF sert à la collecte et au stockage des résidus minéraux. Lorsqu’on effectue le traitement du minerai, on extrait l’or puis les résidus sont orientés vers un système de dépôt sécurisé afin d’éliminer les produits chimiques avant leur stockage. Le principe est simple : les résidus ne peuvent pas être rejetés dans la nature. Il faut aménager un espace sécurisé qui respecte les standards internationaux et nationaux afin d’assurer leur stockage. Sans TSF, il n’y a pas d’exploitation minière. Les TSF, c’est comme les toilettes dans une cour : s’il n’y a pas de toilettes, on ne peut pas manger. » Wahabo Ouédraogo Project Manager de la mine de Houndé
Mis en service depuis 2017 et situé à environ 200 mètres de l’usine, le parc à résidus dispose actuellement de digues atteignant en moyenne 40 mètres de hauteur. Sa durée d’exploitation étant limitée, un plan de fermeture et de réhabilitation est déjà prévu pour avril 2027.
Dans cette perspective, un nouveau TSF est en cours de construction depuis janvier 2026, afin d’assurer la continuité des opérations et sa mise en service à l’horizon 2027.
« Le nouveau site recevra un liner de 1,5 mm. Au total, ce sont plus de 2 millions de mètres carrés qui seront couverts. Il existe deux types de liners : des liners lisses à l’intérieur du bassin et des liners rugueux au niveau des digues. Le caractère rugueux permet de répondre aux exigences de sécurité. La première phase offrira 11 mois de stockage. Immédiatement après, une deuxième phase sera lancée et apportera 25 mois supplémentaires. L’espace disponible permettra d’atteindre une capacité de 35 millions de tonnes, soit environ sept ans de stockage sur une base moyenne de 5 millions de tonnes par an. » Wahabo Ouédraogo Project Manager de la mine de Houndé
Par ailleurs, l’eau récupérée dans le bassin est entièrement recyclée et réutilisée dans le processus industriel, réduisant ainsi l’impact sur les ressources naturelles. À terme, un programme de réhabilitation permettra la remise en état du site conformément aux normes environnementales en vigueur.

Au-delà de ses performances industrielles, la mine de Houndé met en avant une approche combinant innovation technique, gestion responsable des ressources et respect des normes environnementales. La visite du parc à résidus miniers a ainsi permis aux journalistes de mieux comprendre les dispositifs mis en place pour assurer une gestion sécurisée des déchets miniers et réduire leur impact sur l’environnement, traduisant la volonté de la société d’inscrire ses activités dans une dynamique de responsabilité et de développement durable.