À la mine de Houndé, le département de la Performance Sociale occupe une place centrale dans le cycle de vie de l’exploitation minière, depuis les phases d’exploration jusqu’à la période post-fermeture. À l’occasion de cette caravane de presse, les journalistes ont découvert les différentes composantes de cette stratégie axée sur la responsabilité sociale, la protection de l’environnement et le développement des communautés riveraines.
Sur le site de Houndé, le département de la performance sociale œuvre au quotidien pour renforcer les liens entre la mine et les populations hôtes. Composée d’une quinzaine d’agents, cette équipe joue un rôle clé dans la mise en œuvre des actions de développement socio-économique au profit des communautés.

Interrogé sur la place accordée aux populations dans les activités minières, , Seydou Ouédraogo, superviseur au sein du département de la Performance Sociale a rappelé que les opérations d’exploration et d’exploitation ne peuvent être menées sans une prise en compte des réalités locales.
« Les opérations d’acquisition de terres et de réinstallation doivent être menées de manière transparente et participative, en associant toutes les parties concernées à chaque étape. Les personnes affectées doivent être clairement informées de leurs droits, des compensations prévues et des conditions d’éligibilité à la réinstallation, selon leur situation. Les modalités d’indemnisation et de réinstallation sont définies à l’avance et validées par l’ensemble des acteurs avant toute mise en œuvre. » Seydou Ouédraogo, superviseur au sein du département de la Performance Sociale
L’impact social de la mine se traduit par plusieurs initiatives en faveur des populations de Houndé. Ces actions bénéficient notamment de l’appui des fournisseurs ainsi que de la Fondation Endeavour.
Les interventions reposent principalement sur deux mécanismes. Le premier concerne les investissements indirects à travers le Fonds minier de développement local. Véritable levier de progrès social et d’amélioration des infrastructures communautaires, ce fonds est alimenté à hauteur de 1 % du chiffre d’affaires de la mine. En 2025, la mine de Houndé a ainsi contribué à hauteur de 6 milliards 754 millions 512 mille 434 francs CFA au profit de l’État.
Le second mécanisme repose sur les investissements directs, notamment à travers le Plan de restauration des moyens de subsistance et les Activités génératrices de revenus. Ces programmes visent à améliorer les conditions de vie des personnes et communautés affectées par l’acquisition des terres, les réinstallations ou encore les impacts liés à l’activité minière.
Entre 2023 et 2025, un budget de plus de 436 millions de francs CFA a été consacré à ces actions couvrant des domaines tels que la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable, l’électricité et le développement socio-économique.
Pour Seydou Ouédraogo, chacune de ces réalisations répond à un processus bien défini, basé sur l’identification des besoins et la concertation avec les bénéficiaires.
« Première méthode d’identification : au début, il y a eu des rencontres avec les communautés pour leur montrer ce que nous faisons et comment nous travaillons avec elles. Après ça, ce sont les communautés elles-mêmes qui viennent vers nous. Cela peut se faire directement ou par l’intermédiaire de personnes que nous appelons des points focaux, qui se trouvent dans les différentes communautés. Les points focaux sont des personnes que les communautés elles-mêmes ont désignées en leur sein. Elles se trouvent être les porte-voix entre la mine et leurs communautés d’appartenance. Il y a aussi le fait que cela peut passer par les autorités, que ce soit la mairie, les CVD ou les chefs coutumiers. Eux aussi sont des relais par lesquels nous pouvons connaître les différents besoins des communautés. » Seydou Ouédraogo, superviseur au sein du département de la Performance Sociale
Après cette présentation, la délégation de journalistes est allée à la rencontre des bénéficiaires de plusieurs projets soutenus par la mine.

Première étape : la coopérative féminine Sebapani de Koho, spécialisée dans la production et la commercialisation des pagnes Kokodunda. Accompagnées par la mine de Houndé, quinze femmes ont bénéficié d’une formation avant de transmettre à leur tour leur savoir-faire à d’autres membres de leur association. Une activité qui a profondément amélioré leurs conditions de vie.
« Quand nous confectionnons les pagnes, nous les vendons dans le village, mais les ventes ne sont pas toujours faciles. La mine nous soutient dans la commercialisation. Grâce à cet accompagnement, nous sommes allés au SIAO, à la Maison de la Culture et récemment à la SNC. Par rapport à notre situation d’avant, nos conditions de vie se sont améliorées. Aujourd’hui, nous pouvons confectionner pour nous-mêmes, pour nos enfants et pour nos époux. Depuis le début jusqu’à maintenant, nous sommes satisfaites. L’association nous apporte beaucoup de bénéfices. Grâce à elle, nous avons pu confectionner des uniformes scolaires pour les élèves. Cette action nous a permis de voir la valeur de notre travail. Depuis, lors le bouche-à-oreille fait connaître nos kokodonda à ceux qui recherchent des tenues de fête, et cela nous aide énormément. Nous adressons nos remerciements à la mine et souhaitons qu’une bonne entente continue afin que ce partenariat dure encore de nombreuses années. » Tambaboinihi Boué Présidente de la coopérative
La caravane a ensuite fait escale dans le salon de coiffure de Hakiéta Boué. Cette jeune entrepreneure a bénéficié du programme de formation aux métiers professionnels soutenu par la mine.

Chaque session permet de former une cinquantaine de jeunes pendant environ trois semaines, avant de les accompagner avec du matériel pour faciliter leur insertion professionnelle. Hakiéta a choisi la coiffure, un métier qu’elle exerce aujourd’hui avec succès.
Je fais les nattes simples, les tapis, les fixés et les plaquages. Parfois, je coiffe aussi les petits garçons. Nous avons suivi une formation à Bobo et, après cette formation, j’ai pu ouvrir mon salon de coiffure appelé Grâce Coiffure, où je travaille aujourd’hui. J’ai été choisie de manière transparente dans le village pour participer à cette formation. Ce salon de coiffure me permet aujourd’hui de subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants. Avant, ma situation était difficile, mais grâce à cette formation, il y a eu un changement positif dans ma vie. Nous remercions sincèrement la mine et nous prions que Dieu bénisse et fasse prospérer leur travail afin qu’ils puissent continuer à aider les jeunes de Houndé, pour leur donner une meilleure vision de l’avenir et les sortir de la précarité. » Hakiéta Boué Bénéficiaire

Dans sa dynamique d’amélioration des infrastructures communautaires, la mine de Houndé a également entrepris la construction de nouvelles salles de classe dans une école de Koho. Ces infrastructures, qui seront entièrement équipées, répondent à un besoin exprimé par les responsables de l’établissement.
« L’année dernière, le bureau APE, accompagné de la direction, était venu voir la mine parce que l’école avait un grand effectif qui ne pouvait pas être accueilli faute de locaux. Vous verrez peut-être, juste derrière, un bâtiment qu’ils ont construit là-bas. Je pense que c’était vraiment une situation transitoire. Nous avons finalement eu un projet qui consiste à construire deux salles de classe. Quand nous avons obtenu le projet, nous avons directement pensé à le réaliser au niveau de l’école de Koho. Nous pensons, en tout cas, que les salles seront opérationnelles pour la rentrée prochaine. Les équipements, notamment les tables-bancs, sont déjà disponibles. Nous les aurons donc prêts pour la rentrée prochaine. » Seydou Ouédraogo, superviseur au sein du département de la Performance Sociale
L’école a également bénéficié d’un forage pour l’accès à l’eau potable ainsi que de la mise en place d’un verger scolaire dans le cadre du programme de restauration des moyens de subsistance. Des réalisations qui contribuent à l’amélioration du cadre d’apprentissage tout en sensibilisant les élèves à la protection de l’environnement.
À travers ces différentes initiatives, la mine de Houndé entend démontrer qu’au-delà de la production minière, la performance d’une entreprise se mesure également à sa contribution au développement durable des communautés et à la préservation de leur environnement.