La mine de Houndé, filiale du groupe Endeavour Mining, a ouvert ses portes à la presse les 3 et 4 juin 2026, à travers une immersion au cœur de ses opérations minières et de ses actions communautaires. À travers cette initiative, l’entreprise affirme son choix de la transparence, de la pédagogie et du dialogue direct, en donnant à voir, sans filtre, la réalité de ses activités sur le terrain.
Le Directeur général de la mine de Houndé, Adama Savadogo, est revenu sur l’importance de cette rencontre avec les médias et a réaffirmé la disponibilité de la mine à partager ses résultats ainsi que ses actions avec le public.
« Avec plaisir qu’on le fait pour montrer qu’on est transparent . On apprécie qu’on nous rende visite ça nous permet aussi de pouvoir parler plus ou moins de ce qu’on fait et lever tout équivoque si il y’a des questions, de meilleurs investissements, de manière générale sur l’industrie minière et sur nos activités en particulier. » Adama Savadogo Directeur général de la mine de Houndé
Au cours des échanges, la présentation a permis de mieux comprendre le rôle de la mine de Houndé et son impact au Burkina Faso. Partenaire économique majeur du pays, elle est depuis 2020 la deuxième plus grande mine d’or du Burkina Faso.

Le Directeur pays, Souleymane Boly, est également revenu sur la contribution significative du groupe aux efforts de développement national.
« La production de endeveour au Burkina représente 35% de la production d’or du groupe. Mais maintenant, les contributions économiques quand on regarde les contributions économiques du groupe endeveour dans les pays où nous sommes implantés , le Burkina représente 40% de notre contribution. Ça veut dire qu’on contribue un peu plus au Burkina, ce n’est pas dire qu’on perd de l’argent au Burkina. Les contributions sont plus importantes au Burkina que dans les 2 autres pays où nous avons des mines en production. » Souleymane Boly Directeur pays du groupe endeveour mining
Sur le plan social, la mine de Houndé accorde une priorité au recrutement local et à la formation. Ainsi, 97 % des employés sont issus du personnel local et national, dont plus de 40 jeunes intégrés grâce aux programmes de stages au sein des communautés.
La mine compte 1 458 employés directs et 1 367 sous-traitants, soit un total de 2 826 travailleurs. La représentativité féminine, estimée à 11 %, est appelée à évoluer jusqu’à 20 %, dans une dynamique de renforcement de la participation des femmes.

Après cette séance de présentation, les journalistes, équipés de leurs dispositifs de sécurité, ont entamé la visite des installations. Chaussures de sécurité, gilet, casque et lunettes de protection, direction vers la carothèque, point de départ du cycle de vie minier, au sein du département exploration.
Ici, chaque étape est rigoureusement contrôlée, depuis le forage des roches jusqu’à l’analyse des carottes, afin d’identifier les zones exploitables et de planifier les futures opérations.
« Quand on parle d’exploration, il faut comprendre que c’est un travail très structuré. Dès le départ, on met en place les ressources humaines, techniques et logistiques nécessaires, parce que pour obtenir des résultats sérieux, il faut y mettre les moyens.On avance donc étape par étape : on commence par des méthodes moins coûteuses comme la géochimie des sols, la cartographie et l’échantillonnage, avant d’aller vers le forage qui est beaucoup plus lourd et coûteux. L’idée, c’est de ne pas se précipiter et de construire une vraie stratégie à court, moyen et long terme.Sur le terrain, on observe, on analyse les roches, parfois on utilise des méthodes simples pour mieux voir les structures. Ensuite, on prélève des échantillons à différentes profondeurs qu’on envoie au laboratoire.Et quand les résultats sont concluants, on peut délimiter ce qu’on appelle un couloir minéralisé. Tout ça, c’est le travail du géologue.» Sammoussi BIHOUN Directeur de l’exploration

Sammoussi BIHOUN directeur de l’exploration a également évoqué les défis liés à cette phase, notamment les interactions avec les propriétaires terriens des communautés environnantes.
« Dans les activités d’exploration, nous rencontrons souvent des difficultés sur le terrain. Par exemple, lorsqu’il s’agit d’intervenir sur un champ déjà cultivé, le propriétaire peut être en plein cycle agricole, ce qui rend l’accès délicat. Nous devons alors définir un périmètre de travail, ce qui peut naturellement poser problème.Dans ces situations, le propriétaire est consulté et reste libre d’accepter ou non. S’il donne son accord, la superficie impactée est évaluée, ainsi que les pertes éventuelles. Des compensations sont ensuite prévues, aussi bien pour l’accès au terrain que pour les cultures.Cette évaluation se fait avec l’appui des services techniques de l’État, notamment l’agriculture et l’environnement, afin de déterminer un montant juste et transparent. Notre rôle est d’accompagner le processus dans le cadre des conventions signées.En cas de désaccord, la négociation se poursuit, mais si aucun accord n’est trouvé, nous sommes obligés de nous retirer et de poursuivre ailleurs. » Sammoussi BIHOUN Directeur de l’exploration
Après cette première découverte, cap ensuite sur la fosse de Vindaloo, ouverte en 2025. Sur ce site, les engins opèrent en continu, 24 heures sur 24, pour assurer l’extraction du minerai qui est ensuite acheminé vers l’usine où il subit plusieurs étapes de traitement avant sa transformation en lingots d’or.

Sur place, l’ingénieur senior de production, Ange Sawadogo, est revenu sur le processus global d’extraction.
« Dans l’exploitation minière, nous travaillons avec un ensemble de données, notamment le prix de l’or, les informations géotechniques et les caractéristiques des matériaux, qui passent de la zone oxydée à la transition, puis à la roche fraîche. À partir de ces analyses et de l’optimisation, nous obtenons ce qu’on appelle les pit shells, qui servent de base au design de la fosse réalisé par les ingénieurs miniers. L’objectif est de déterminer la quantité de stérile à enlever pour accéder au minerai économique. La géotechnique, elle, s’occupe de la stabilité des parois de la fosse. Comme on ouvre la terre, des forces naturelles peuvent provoquer des instabilités, d’où la nécessité d’un suivi permanent et de mesures de sécurité pour stabiliser les murs. Sur le terrain, les opérations sont très organisées : chaque pelle alimente plusieurs camions dans un cycle continu, sans perte de temps, avec un fonctionnement 24h/24. On distingue notamment le drill and blast (forage et dynamitage) et le load and haul (chargement et transport). Dans une mine à ciel ouvert, plus on descend en profondeur, plus on atteint le minerai. Ainsi, les matériaux extraits alternent entre stérile et minerai, selon les zones. » Ange Sawadogo De-Quentin ingénieur senior de production
Aujourd’hui, la mine de Houndé exploite trois fosses en activité, notamment Vindaloo, Vim three et Kari Ouest. La mine a déjà achevé quatre fosses et prévoit l’ouverture de nouvelles fosses dans les années à venir.
Cette d’immersion a permis aux journalistes de découvrir les différentes étapes du processus minier, depuis les activités d’exploration jusqu’à l’extraction du minerai. Une occasion de mieux appréhender les réalités techniques du secteur ainsi que les défis qui accompagnent les opérations minières au quotidien. Au-delà de son importance économique, cette visite a également offert un aperçu du fonctionnement de la mine de Houndé et de son rôle dans le paysage minier burkinabè. Une première étape avant la découverte, des initiatives sociales, environnementales et communautaires déployées par l’entreprise au profit des populations locales.