Ce lundi 19 octobre 2026, le Premier ministre français a annoncé une série de mesures visant à rétablir l’ordre public, poursuivre les auteurs des violences et soutenir les commerçants touchés par les pillages et les dégradations.
Lors d’une réunion interministérielle de crise, le chef du gouvernement a promis une transparence totale sur le dispositif de maintien de l’ordre déployé lors des manifestations. Il a indiqué que des instructions avaient été données pour faire la lumière sur l’organisation des forces de sécurité, au niveau national comme dans les différentes préfectures.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de poursuivre les auteurs des violences. Selon lui, près de 80 % des interpellations ayant donné lieu à des gardes à vue devraient faire l’objet de poursuites judiciaires. Il a précisé que la majorité des personnes concernées étaient des hommes majeurs, souvent déjà connus des services de police.
En parallèle, une vaste opération d’exploitation des images des manifestations et des pillages a été lancée. À Paris, près de 200 enquêteurs doivent être mobilisés pour identifier les personnes impliquées. Le gouvernement entend ainsi poursuivre les auteurs présumés, y compris ceux qui n’ont pas été interpellés sur le moment.
Des couvre-feux pour prévenir de nouvelles violences
Face à la persistance des troubles dans certaines zones urbaines, le Premier ministre a demandé aux préfets de mettre en place des couvre-feux partiels et ciblés. Ces mesures doivent être définies en concertation avec les maires et les représentants du monde économique, notamment pour protéger les populations, les commerces et les biens.
Le chef du gouvernement a toutefois tenu à souligner que les violences ne touchaient pas l’ensemble du territoire français, mais restaient concentrées dans certains centres urbains.
Sur le plan judiciaire, il a rappelé que les auteurs des destructions devront assumer les conséquences de leurs actes. Il a notamment évoqué la possibilité de mobiliser leur responsabilité civile afin qu’ils contribuent à la réparation des dommages causés. Le gouvernement entend également faire avancer un projet de loi permettant, sous certaines conditions, la saisie de prestations sociales.
Le gouvernement promet un soutien aux commerçants
Pour limiter les conséquences économiques des violences, plusieurs mesures d’accompagnement ont été annoncées. Le chômage partiel doit être activé dès le lendemain, avec une prise en charge portée à 100 %, selon les modalités présentées par le Premier ministre, afin de préserver les emplois dans les entreprises affectées.
Un fonds de soutien spécifique est également envisagé pour aider les commerçants à reconstituer leur trésorerie et à reprendre rapidement leurs activités. Le gouvernement prévoit par ailleurs des échanges avec les compagnies d’assurance pour accélérer les expertises, faciliter les indemnisations et permettre le versement d’avances aux assurés.
Alors que certains commerçants avaient déjà constitué leurs stocks pour les fêtes de fin d’année, le Premier ministre a insisté sur l’urgence d’éviter de nouvelles pertes économiques et de préserver les emplois.
Le gouvernement alerte sur les risques pour la présidentielle
Enfin, le chef du gouvernement a annoncé une réunion avec les services de renseignement pour examiner les risques liés à la poursuite des troubles. Il a évoqué des informations faisant état de la volonté de certains groupes d’ultragauche d’entretenir le désordre jusqu’à l’élection présidentielle.
Il a également fait part de ses inquiétudes concernant d’éventuelles tentatives de remise en cause du calendrier électoral. Pour le Premier ministre, la protection du processus démocratique constitue désormais un enjeu majeur.
Le gouvernement entend ainsi conjuguer fermeté sécuritaire, réponse judiciaire et soutien économique, avec un objectif affiché : rétablir l’ordre dans les meilleurs délais et empêcher que les violences ne s’installent dans la durée.