Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (#FAO), plus de 52 millions de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë en Afrique de l’Ouest et du Centre d’ici la mi-2026, si aucune action urgente n’est engagée.
Cette projection alarmante s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs aggravants. Les conflits armés persistants, notamment dans le Sahel et le bassin du lac Tchad, continuent de perturber les systèmes agricoles, de provoquer des déplacements massifs de populations et de restreindre l’accès humanitaire à certaines zones.
À ces tensions sécuritaires s’ajoutent les effets du changement climatique, marqués par des sécheresses prolongées, des inondations récurrentes et une pluviométrie de plus en plus irrégulière. Ces chocs climatiques fragilisent la production agricole et pastorale, réduisant les revenus et les capacités de résilience des ménages.
La FAO alerte également sur la diminution des financements humanitaires et agricoles, dans un contexte mondial de crises multiples. Cette baisse compromet les programmes de soutien à la production, à la nutrition et à la prévention des crises alimentaires.
Les populations les plus vulnérables ménages pauvres, personnes déplacées internes, réfugiés, femmes et enfants — restent les plus exposées aux risques de faim et de malnutrition aiguë. Sans une réponse rapide et coordonnée, certaines zones pourraient basculer vers des situations critiques.
Face à cette urgence, la FAO appelle à renforcer les investissements dans l’agriculture, la résilience climatique et la prévention des conflits, afin de limiter l’ampleur de la crise et de protéger durablement les moyens de subsistance des populations