Après trois semaines à l’Université d’Économie et de Commerce internationaux de Chine dans la capitale à Pékin, vingt-cinq diplomates burkinabè ont bouclé une formation intensive et de haut niveau, fruit d’un partenariat plus solide et productif
Organisé par le ministère chinois en charge du Commerce, les séminaristes ont pu bénéficier d’un programme hybride jumelant exigence académique, disciplinaire et découvertes culturelles. Au-delà des cours magistraux, il s’est agi d’un véritable voyage au cœur du « miracle chinois », où tradition et modernité se côtoient dans une harmonie fascinante.

Décoder la puissance chinoise
Entre conférences thématiques, échanges diplomatiques et visites professionnelles les participants ont pu explorer les fondements de la diplomatie de développement, les stratégies d’investissement et le « soft power » chinois. Les interventions d’universitaires et de diplomates chevronnés ont mis en lumière les piliers de la réussite chinoise qui allie patriotisme, discipline, solidarité et travail acharné.
Le volet terrain fut une occasion pour les participants d’observer le fonctionnement des entreprises institutions emblématiques chinoise. Une immersion dans la réalité d’une économie innovante, portée par la technologie et une vision sur le long terme.

La Chine en Vraie, au-delà des clichés
Le passage au Centre Big Data a particulièrement marqué les esprits. Les diplomates burkinabè y ont découvert l’ancrage des « villes intelligentes », où circulation, sécurité et flux touristiques sont gérés en temps réel. Cette expérience a déconstruit bien des idées reçues. Loin des représentations médiatiques souvent biaisées, la Chine s’est dévoilée dans sa complexité : un pays attaché à ses racines, tourné vers l’innovation et la coopération.
Du sommet de la Grande Muraille, où le drapeau burkinabè a flotté, à la fête du feu de joie du peuple Dong dans le Guizhou, la délégation a vécu des instants de fraternité symboliques. La pratique du batik et les échanges avec les communautés locales ont révélé des similitudes étonnantes entre les traditions chinoises et burkinabè. Ce fut un véritable moment culturel.

Des perspectives concrètes
Le séminaire a ouvert la voie à de nouveaux partenariats, notamment entre l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI) et l’Université des Affaires étrangères de Chine. Des pourparlers sont en cours qui pourraient aboutir à une signature de convention dans le but de consolider la formation des jeunes diplomates et pérenniser cet élan de collaboration.
Vers un destin commun
L’histoire d’amitié entre la Chine et le Burkina Faso continue de s’écrire. Ce partenariat, fondé sur des principes solides, se veut un modèle de coopération Sud-Sud. À l’heure où les défis mondiaux exigent davantage de synergies, la diplomatie burkinabè s’inspire de l’expérience chinoise pour tracer un chemin d’autonomie et de prospérité.
Toussaint OUATTARA
Rita Nadine SOME/COMPAORE