
Addis-Abeba, – Alors que la capitale éthiopienne accueille le 39e Sommet de l’Union africaine plusieurs passagers de la compagnie Ethiopian Airlines du 13 et 14 février 2026 ont été contraints de passer la nuit à l’aéroport international de Bole, faute de chambres disponibles dans les hôtels de la ville.
Initialement censés être logés pour quelques heures de repos avant la poursuite de leur voyage, ces voyageurs ont finalement été contraint de passer la nuit dans l’enceinte même de l’aéroport. En cause : une saturation exceptionnelle des capacités hôtelières d’Addis-Abeba, mobilisées pour accueillir les délégations officielles, les chefs d’État et leurs équipes.
Une nuit improvisée
Sur les canapés , à même le sol ou adossés à leurs valises, les passagers ont tenté de trouver un semblant de confort. « Comment passer une bonne nuit dans ces conditions ? », s’interroge Ibrahima, en transit après plus de huit heures. Il espérait pouvoir se reposer avant de reprendre son vol au petit matin.

Dans un coin de l salle , des jeunes ont préféré tromper l’attente en gardant leurs jeux de cartes ouverts, transformant l’espace en lieu d’animation improvisé jusqu’à l’aube sans fermer l’œil. Ailleurs, des familles s’organisent tant bien que mal. « Peu importe les conditions, il faut juste réussir à dormir un peu », confie Alice, allongée sur une rangée de sièges métalliques.
« Nous avions besoin d’explications »
Antoinette, en transit vers l’Afrique de l’Ouest, ne cache pas sa déception. « Nous comprenons qu’il y ait un sommet, que la ville soit pleine. Mais nous avions surtout besoin d’explications claires et d’un peu plus de considération », confie-t-elle.
Selon elle, plusieurs passagers sont restés de longues heures sans informations précises sur les solutions alternatives. « Ce n’est pas seulement une question de confort. C’est aussi une question de respect », ajoute-t-elle
.

Une ville sous pression
Chaque année, le sommet continental entraîne une forte pression logistique sur la capitale diplomatique africaine. Cette édition n’a pas échappé à la règle. Hôtels complets, circulation dense, dispositifs de sécurité renforcés : Addis-Abeba vit au rythme de l’événement.
Pour les compagnies aériennes et les autorités aéroportuaires, la gestion des passagers en transit s’avère particulièrement délicate dans un contexte de forte affluence.
Un geste apprécié
Seul élément réconfortant dans cette nuit inattendue : un repas a été servi à l’ensemble des passagers concernés. Une attention saluée par plusieurs voyageurs, même si elle ne compense pas totalement l’inconfort d’une nuit passée hors des conditions prévues.

Si aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur d’éventuelles mesures correctives, cet épisode illustre les défis logistiques que représente l’organisation de grands sommets internationaux, notamment pour les usagers ordinaires du transport aérien.
En attendant, à l’aéroport de Bole, certains tentent encore de fermer l’œil, valise en guise d’oreiller, dans l’espoir que le prochain vol les mènera vers des horizons plus reposants.
