À Ouagadougou, la décision de déguerpissement des maraîchers installés aux abords des barrages suscite une vive inquiétude parmi les populations concernées.
Dans un communiqué publié le 7 avril 2026, la mairie a invité les exploitants agricoles des sites du barrage de Boulmiougou ainsi que des barrages n°1, n°2 et n°3 à libérer les lieux. Initialement fixée au 14 avril, l’échéance a été repoussée au 25 avril 2026.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’opérations de curage et de réhabilitation des retenues d’eau, destinées à restaurer leur capacité et à prévenir leur dégradation, notamment à l’approche de la saison des pluies.
Sur le terrain, toutefois, la décision est perçue comme brutale. À Tanghin, aux abords des barrages n°1 et n°2, maraîchers et horticulteurs expriment leur désarroi face à une situation qui menace directement leur subsistance.
Pour ces travailleurs, chaque parcelle cultivée représente bien plus qu’un simple espace agricole : c’est un moyen de survie et une source de revenus essentielle. Si l’information a bien circulé, beaucoup regrettent un délai jugé insuffisant pour se réorganiser.
À quelques jours de la nouvelle échéance, une question persiste : où se relocaliser ?
Entre nécessité de préserver les infrastructures hydrauliques et impératif de protéger les moyens d’existence, les acteurs concernés appellent à un dialogue et à des solutions d’accompagnement, afin d’éviter une rupture sociale brutale.
Un dossier sensible, à la croisée des enjeux environnementaux et sociaux.